La Roumanie, l'eldorado temporaire de Renault

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Les salariés de Dacia, la filiale roumaine de Renault qui produit la Logan, sont en grève depuis lundi. Ils exigent de fortes augmentations de salaires. Renault ne veut pas plier. Neuf ans après son installation en Roumanie, le constructeur agite déjà la menace de délocalisations dans d'autres usines du groupe, au Maroc ou en Russie.

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Les salariés de Dacia réclament leur dû. En grève illimitée depuis lundi 24 mars, une bonne partie des 12.000 salariés de l'usine Logan (49% selon Dacia, 80% selon les syndicats) demandent une forte augmentation des salaires, supérieure à 50%. Ils mettent en avant les profits réalisés par l'usine (300 millions d'euros entre 2005 et 2007) et l'inflation galopante en Roumanie. « Une telle hausse n'est pas acceptable », fait-on savoir chez Renault. La direction, elle, propose tout au plus 19% de hausse, après une « très belle augmentation en 2007». « Nous sommes déjà bien au-dessus du salaire moyen roumain », fait-elle valoir.