Au Mali, un pogrom mené au nez et à la barbe de l’armée fait 136 morts

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Un village situé au centre du Mali a été le théâtre, samedi 23 mars, de l’un des pires massacres de l’histoire contemporaine du pays. Au moins 136 personnes ont été tuées et 47 autres blessées. En dépit de sanctions prises par le président malien contre des responsables militaires, l’inertie de l’armée face aux massacres continue d’interroger.

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Les images du massacre d’Ogossagou qui circulent depuis quatre jours sur les réseaux sociaux sont insupportables. On y voit des corps d’adolescents calcinés, le crâne ouvert par un coup de machette, des nourrissons tués d’une balle dans la tête, des hommes et des femmes égorgés ou décapités… Le samedi 23 mars, ce village situé dans les environs de Bankass, dans le Seno, une région du centre du Mali majoritairement peuplée de Peuls et de Dogons, a été le théâtre d’un des pires massacres de l’histoire contemporaine du pays.