Au Maroc, les journalistes font face à une répression illisible

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Depuis le début de l'année 2016, les procès à l'encontre des journalistes se multiplient. Le pouvoir tente de réduire au silence toute voix critique, selon des critères de plus en plus flous, dans l’espoir d’éteindre les dernières lueurs du mouvement du 20-Février.   

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Casablanca (Maroc), correspondance.- Ali Anouzla est un habitué des tribunaux. Le 26 avril, le directeur du journal électronique Lakome2 est à nouveau convoqué par la justice marocaine. Cette fois-ci, il est accusé d'« atteinte à l'intégrité territoriale », à la suite d’une déclaration au journal allemand Bild, dans laquelle il aurait utilisé l'expression « Sahara occidental occupé ». Une ligne rouge dans le royaume, où le statut marocain du Sahara ne souffre d'aucun débat. Anouzla affirme qu'il s'agit d'une erreur de traduction, d'ailleurs assumée et corrigée par le quotidien allemand.