Comment l’Allemagne lutte contre une extrême droite enracinée

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Bien que les partis d’extrême droite européens battent en retraite et que les survivants de la cellule terroriste NSU soient derrière les barreaux, la « menace brune » et les agressions racistes se maintiennent à un haut niveau outre-Rhin. Berlin vient de lancer un plan national s’appuyant sur la société civile.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.-  Outre-Rhin, l’heure n’est pas à la détente sur le front de la lutte contre l’extrême droite. Certes, les représentants politiques de l’extrême droite européenne ont accumulé les contre-performances ces derniers mois. La Française Le Pen, le Hollandais Wilders ou l’Autrichien Hofer ont été battus aux élections. Quant aux Allemands de l’AfD, la fin de la phase aiguë de la crise des réfugiés et leur choix d’une orientation plus radicale leur font perdre des électeurs. Les intentions de vote en leur faveur pour les législatives de septembre ont été divisées par deux en peu de temps, de 14 % à 7 %.