Un afflux de militants peut-il changer le parti travailliste britannique?

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Depuis l’arrivée de Jeremy Corbyn à la tête du Labour britannique, au moins 200 000 nouveaux adhérents ont rejoint le parti. Mais ces militants ont-ils vraiment l’intention de s’impliquer ?

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De notre envoyé spécial à Londres (Royaume-Uni). – S’il était encore permis de sortir des cigarettes dans les lieux publics, on imagine assez bien l’atmosphère enfumée qui régnerait dans cette arrière-salle du local d’Unite, la puissante confédération syndicale britannique. Une demi-douzaine de partisans de Jeremy Corbyn sont assis derrière des ordinateurs et pendus à des combinés qui ont vu des jours meilleurs : ils font du rabattage téléphonique pour l’élection du leader travailliste, qui court de la mi-août à la mi-septembre 2016 et qui s'est achevée, samedi 24 septembre, par la réélection de Jeremy Corbyn à la tête du parti travailliste avec près de 62 % des voix. Entre deux coups de fil, les militants plaisantent, s’envoient des piques et discutent politique.