La Tunisie découvre avec douleur les crimes de Ben Ali et de Bourguiba

Les récits des victimes de la dictature faits lors d'auditions publiques organisées par l’Instance vérité et dignité ont été l’occasion pour des millions de téléspectateurs en Tunisie de découvrir ou de se souvenir des sévices qui ont été perpétrés sous Ben Ali, mais aussi Bourguiba.

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Tunis (Tunisie), correspondance. - Fayçal Baraket n'a jamais passé son baccalauréat, il a été arrêté une semaine avant. Béchir Laabidi et son fils ont couru pendant des jours de maison en maison avant d’être retrouvés par la police et jetés en prison. Ourida Kadous n'a jamais vu son fils revenir de la prière, il a été fauché par une balle de la police pendant la révolution. Les récits de ces mères, pères ou frères, tous victimes des dictatures de Bourguiba et de Ben Ali, duraient entre huit et neuf heures lorsque l’Instance vérité et dignité (IVD) en Tunisie les a écoutés pour la première fois.

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