Les dirigeants africains peinent à réagir à l’esclavage de migrants en Libye

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Le Niger a appelé la Cour pénale internationale à se saisir du scandale des migrants vendus comme des esclaves en Libye. Mais si les condamnations sont unanimes, les « mesures hardies » annoncées par le président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest n’ont pas encore vu le jour. 

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Dakar (Sénégal), de notre correspondant.– Après la diffusion par CNN d’images montrant la vente de migrants subsahariens en Libye, les réactions scandalisées des chefs d’État de la région se sont succédé, mais elles restent jusqu’à présent symboliques. Le Guinéen Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine, a dit son « indignation face au commerce abject de migrants » et réclamé l’ouverture d’une enquête. Le président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le Togolais Faure Gnassingbé, a annoncé qu’« après concertation avec mes pairs de la sous-région ouest-africaine, nous prendrons très vite des mesures hardies contre ce phénomène affligeant pour notre continent et l'humanité tout entière ».