Haïti: le pouvoir s’allie aux gangs pour terroriser Port-au-Prince

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Après plus de deux mois de soulèvement contre le président Jovenel Moïse, Haïti tombe sous la coupe des gangs armés. Un récent massacre, un de plus, implique un ministre et d’autres proches du président. La capitale est mise en état de siège par les bandes criminelles, avec la complicité d’un pouvoir qui a perdu le contrôle du pays.

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Port-au-Prince, de notre envoyé spécial.– C’était un adolescent d’une quinzaine d’années. Chimbaby, son surnom, est mort mardi 19 novembre au soir, tué de deux balles dans le ventre par un gang armé menant une expédition punitive. Chimbaby vivait à Bel Air, un petit quartier en plein centre-ville, juste derrière la cathédrale de Port-au-Prince, toujours en ruines depuis le séisme du 12 janvier 2010.