A Bruxelles, le « pragmatisme » prévaut face à Syriza

Coïncidence du calendrier, une réunion des ministres de la zone euro se tenait à Bruxelles lundi après-midi.

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De notre envoyé spécial à Bruxelles. Les ministres des finances de la zone euro réunis lundi dans la capitale belge pour un Eurogroupe prévu de longue date ont fait attention à ne faire aucune vague, au lendemain du triomphe électorale de Syriza en Grèce. Leur message se résume en deux temps : félicitations au vainqueur, Alexis Tsipras, et pragmatisme affiché pour les négociations à venir. On a connu plus risqué.
« Nous avons rapidement convenu autour de la table que notre approche sur la Grèce sera très pragmatique », a déclaré le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, à la tête de l'Eurogroupe, lors d'une conférence en début de soirée. Il a affirmé avoir échangé lundi après-midi au téléphone pendant une quinzaine de minutes, en des termes très généraux, avec celui qui est annoncé comme le futur ministre des finances grec, Yanis Varoufakis.
« Nous attendons que le nouveau gouvernement nous communique ses positions », a affirmé de son côté le commissaire aux affaires économiques Pierre Moscovici. « Il existe des règles et des engagements qui ont déjà été pris (par la Grèce, ndlr). Quand un peuple vote en Europe, on ne peut pas y rester sourd », a-t-il poursuivi.

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