Syrie: «Ce qui se passe est simplement inimaginable»

Par

Des dizaines de personnes sont mortes de faim dans les villes assiégées par diverses forces armées. Quatre villes ont pu être ravitaillées, dont Madaya, encerclée par les forces de Bachar al-Assad. Mais la polémique enfle sur cette opération au compte-gouttes et sur l'impuissance de l'ONU. 4,5 millions de Syriens vivent dans des conditions terribles dans des localités coupées du monde ou difficiles d'accès.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Genève, de notre correspondante.- Dans le jargon onusien, on l’appelle « l’accord des quatre villes ». Mais pour ceux qui ont accompagné les trois convois humanitaires onusiens entrés dans les villes syriennes assiégées de Madaya, Foua, Kefraya et Zabadani les 11, 14 et 18 janvier, c’est surtout la confirmation, de visu, qu’il se passe en Syrie des choses « simplement inimaginables », comme le dit Dominik Stillhart, le directeur des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et qu'il faut agir de manière beaucoup plus large.