«Le Royaume-Uni part, le football reste»

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Anglais, Gallois, Nord-Irlandais : ils déferlent actuellement en France pour soutenir leurs équipes engagées dans l'Euro 2016 de football. Au lendemain du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, l'ambiance était plutôt morose sur le Champ-de-Mars, à Paris. Choses vues et entendues.

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L’histoire retiendra que le Royaume-Uni a décidé de se séparer de l’Union européenne (UE) au beau milieu d’un championnat d’Europe de football. Une édition 2016 où, qui plus est, et pour la première fois, trois représentants de la couronne étaient en lice : l’Angleterre, le pays de Galles et l’Irlande du Nord. Car il faut savoir qu'au football comme au rugby, le Royaume-Uni est… désuni, puisqu’il n’existe aucune équipe concourant sous la bannière de l’Union Jack. Un privilège qui remonte aux origines du ballon rond, discipline qui doit tout à nos voisins d'outre-Manche. En 1872, Anglais et Écossais disputaient la première rencontre internationale officielle de football et depuis, ni la fédération internationale (FIFA), ni la fédération européenne (UEFA) n'ont osé remettre en cause le statut particulier octroyé aux nations britanniques.