Russie: le scénario sans surprise d’une élection verrouillée

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La commission électorale russe a statué le 25 décembre sur le sort d’Alexeï Navalny : le principal opposant à Poutine ne pourra pas candidater à la présidentielle prévue en mars. Une décision très révélatrice du système qui gouverne aujourd’hui la Russie.

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« Le gouvernement n’a jamais eu peur et n’a pas peur de qui que ce soit. » Lors de sa conférence annuelle fleuve du 14 décembre dernier, Vladimir Poutine avait affiché ostensiblement le peu de considération qu’il avait pour l’opposition, prenant soin, comme à son habitude, de ne jamais nommer l’adversaire. Alexeï Navalny était pourtant mentionné dans la question posée par Xenia Sobtchak, elle-même candidate à l’élection présidentielle, venue à la conférence de presse en tant que journaliste de la chaîne de télévision indépendante Dojd TV. Elle avait interrogé le président russe sur les nombreux obstacles auxquels les candidats de l’opposition doivent faire face dans leur campagne pour l’élection présidentielle du 18 mars prochain.