Le recours à la prostitution mine les missions d’observation électorales

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Marion, observatrice pour l’Union européenne des élections de 2006 en République démocratique du Congo, témoigne de pratiques sexuelles prédatrices répandues parmi les observateurs internationaux. Ces derniers travaillent souvent en free lance, enchaînent les missions sur tous les continents. Et le scandale perdure, malgré le renforcement de la vigilance de l’UE ou de l’OSCE.

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Dakar (Sénégal), de notre correspondant.–  C’était un an avant la révélation par le quotidien britannique The Times, le 9 février 2018, de la fréquentation de prostituées en Haïti par des employés d’Oxfam (dont le directeur de la branche britannique vient d’annoncer son prochain départ), plusieurs mois avant les mouvements #metoo et #balancetonporc. En février 2017, l’Union européenne a ajouté des « aspects éthiques » au code de conduite des observateurs de ses missions électorales. Les comportements considérés comme du harcèlement sexuel y ont été détaillés. « L’abus d’alcool, l’usage de drogues illégales et le recours à la prostitution » y sont mentionnés comme « strictement interdits ». La chaîne hiérarchique d’écoute et d’alerte est explicitée.