Face au boycott, l'économie israélienne se veut confiante

Par

Loin des cris d’orfraie du gouvernement, les milieux économiques israéliens restent plutôt confiants face à un boycott qui, selon eux, ne les affecte que très peu.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De notre correspondante à Jérusalem.- La décision de l’Union européenne d’étiqueter les produits provenant des colonies israéliennes a plongé le premier ministre, Benjamin Netanyahou, dans une colère noire. Moins parce qu’il craint cette décision, qui pourrait n’affecter que faiblement l’économie israélienne, que parce qu’il redoute un boycott plus général. Il nourrit notamment une inquiétude réelle envers la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), lancée en 2005 par plusieurs ONG palestiniennes. Ce, parce que ce mouvement ne vise pas uniquement à boycotter les produits issus des colonies mais à exercer des pressions plus générales sur les milieux politiques, économiques, universitaires et culturels afin de dénoncer les agissements du gouvernement israélien. Et que la campagne semble gagner du terrain.