Les insurgés libyens bloqués sur la route de Syrte

Par et
L'Otan prend en charge le commandement de toutes les opérations militaires. La Turquie a proposé sa médiation entre le régime libyen et les insurgés. Les rebelles veulent poursuivre leur avancée mais peinent à reprendre Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi, tenue par ses forces.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

LIBYE Le régime libyen assure avoir mis fin à son offensive contre les rebelles à Misrata, où il contrôlerait une partie de la ville. Alors que les rebelles ont repris ce week-end les villes de Brega, Ras Lanouf, Brega, Ben Jawad et Ajdabiya, leur avancée vers Syrte a été stoppée par les forces de Kadhafi. La coalition aurait bombardé Sebah, tandis que Kadhafi aurait frappé Zentane. Le viol utilisé comme arme de guerre fait polémique depuis l'arrestation d'Iman al-Obeidi, affirmant avoir été violée et battue par les troupes de Kadhafi. Cinq personnes ont été arrêtées à la suite de ces révélations. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, espère que la première réunion du groupe de contact demain à Londres, à laquelle participera aussi l'Otan, puisse déboucher sur l'ouverture de «perspectives politiques». La France et la Grande-Bretagne appellent les partisans de Mouammar Kadhafi à cesser de le soutenir «avant qu'il ne soit trop tard». Les deux pays souhaitent que le dirigeant libyen quitte le pouvoir dès à présent et que le Conseil national de transition prenne le relais. La Turquie a par ailleurs proposé sa médiation entre le régime libyen et les insurgés.