La nouvelle est tombée en plein débat sur la réforme du code du travail : l'économie italienne continue de se contracter, et les scénarios optimistes du début de l'année peuvent être rangés au fond des tiroirs. La semaine dernière, l'Organisation de coopération et de développement économiques, l'OCDE, a en effet publié ses prévisions « intermédiaires », dans lesquelles il apparaît que l'Italie terminera l'année avec un PIB en baisse de 0,4 %. Autrement dit, la péninsule s'achemine vers une troisième année consécutive de récession, comme le laissaient déjà entendre les chiffres publiés en août par l'Istat, l'institut des statistiques italiennes, indiquant un recul de 0,2 % au deuxième trimestre. C'est un revers pour l'économie italienne, pour laquelle l'OCDE estimait encore, en mai, qu'elle afficherait à la fin de l'année une progression de 0,5 % du PIB. La troisième économie de la zone euro est en outre toujours plombée par une dette qui ne faiblit pas, à quelque 136 % du PIB.