Maroc-Algérie : une rupture dévastatrice pour le Maghreb

Par

La normalisation par le royaume chérifien de ses relations diplomatiques avec Israël en échange de la reconnaissance par les États-Unis de la marocanité du Sahara occidental achève de pourrir la relation exécrable entre le Maroc et l’Algérie. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’était il y a neuf mois, le 16 décembre 2020. Le couscous était consacré « patrimoine culturel immatériel » par l’Unesco après la candidature commune de quatre pays : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Mauritanie. Sous l’égide des Nations unies et de son organisme chargé de « construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes », « la gastro-diplomatie » scellait l’union et le vivre-ensemble maghrébins autour d’un plat ancestral emblématique de cette rive méditerranéenne, loin des interminables et clivants débats : « Le couscous est-il marocain ou algérien ? », « berbère ou arabe ? », « à base de semoule de blé dur ou d’orge ? », « avec ou sans viande ? », « avec ou sans batata (pommes de terre) ? »...