A Ouagadougou, Macron veut une rupture, mais les difficultés sont toujours là

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« Il n'y a plus de politique africaine de la France » : le chef de l’État a voulu rompre avec la Françafrique mardi, à l'occasion d'un long discours prononcé devant huit cents étudiants à Ouagadougou. Un ton inédit, des thèmes et des projets nouveaux, un changement de génération mis en scène… Mais les graves difficultés rencontrées par la France en Afrique subsistent.

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Incontestablement, l'exercice est habilement réussi si l'on veut bien se souvenir des deux précédents. En 2007, Sarkozy déclenchait un scandale avec son adresse à l'Afrique ou « discours de Dakar » (écrit par Henri Guaino), dans lequel il assurait que « le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire ». En 2012, toujours depuis Dakar, François Hollande le promettait : « Le temps de ce qu’on appelait la Françafrique est révolu. » La suite de son mandat devait prouver que vieilles pratiques et vieux acteurs demeuraient trop souvent en place.