«Champagne», le sulfureux intermédiaire des industriels français au Brésil

Par Patricia Neves

Les fleurons de l’industrie hexagonale qui ont remporté ces dernières années d’importants contrats au Brésil sont désormais dans le viseur des magistrats anticorruption. Le consultant José Amaro Pinto Ramos (nom de code « Champagne ») est accusé d’avoir ventilé des pots-de-vin pour le compte des groupes français.

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Rio de Janeiro, correspondance.– Dans un bureau placé sous haute surveillance à Rio de Janeiro, le directeur d’Odebrecht, géant du BTP brésilien chargé du projet des sous-marins vendus par la France au Brésil, multiplie les calculs. Le gigantesque contrat, signé en 2009 par les deux pays pour un montant initial de 6,7 milliards d’euros, inclut la livraison de cinq sous-marins, dont un à propulsion nucléaire.