Tchad: comment la France a avalisé un coup d’Etat

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Le 27 avril, la France a « fermement condamné » la répression de manifestations qui ont fait au moins six morts au Tchad. Mais par son soutien appuyé, elle a de fait avalisé un coup d’État.

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Tel père, tel fils. La politique répressive mise en pratique durant la majeure partie de son règne par Idriss Déby Itno semble avoir été adoptée par Mahamat Idriss Déby. Le 27 avril, une semaine jour pour jour après l’annonce de la mort de l’autocrate, tué, selon la version officielle, alors qu’il était monté au front pour faire face à l’avancée des rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), des centaines de Tchadiens ont manifesté dans plusieurs villes, dont la capitale, N’Djamena, pour dire « non » au coup d’État orchestré par la garde rapprochée de Déby père, qui a abouti à la prise du pouvoir de Déby fils, un officier général âgé de 37 ans.