Philippines: un Trump asiatique accède au pouvoir

Par

Démagogue, macho et fou furieux, le nouveau président des Philippines va entrer en fonctions ce 30 juin. Après une campagne où il a dit son mépris pour les droits de l’homme, proclamé son intention de liquider 100 000 délinquants et réhabilité le dictateur Ferdinand Marcos, Rodrigo Duterte va devoir confronter ses postures de matamore aux rudes réalités du pouvoir. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Trente ans après la chute de la dictature de Ferdinand Marcos, vaincu par les urnes et le « pouvoir populaire » mobilisé par Corazon Aquino, les Philippines vont entrer le 30 juin dans une ère d’aventurisme politique qui risque fort de mettre à mal les modestes avancées démocratiques constatées depuis 1986. Ce jeudi, le nouveau président, élu le 9 mai, prend officiellement ses fonctions au palais de Malacanang : Rodrigo Duterte, 71 ans, avocat, maire pendant 22 ans de Davao, principale ville de l’île de Mindanao, la plus méridionale et la plus instable de l’archipel.