La chasse aux trésors de Kadhafi : un juteux business

Par

Depuis la chute de Kadhafi, les autorités libyennes traquent les avoirs cachés par l'ancien dictateur aux quatre coins du monde et tentent de les rapatrier. Les sommes en jeu sont colossales : entre 80 et 200 milliards de dollars selon les estimations, camouflés dans des paradis fiscaux, derrière des sociétés écrans et des prête-noms, parfaitement assimilés dans le système financier mondial. Des sociétés privées se sont mises sur les rangs : chasseurs de primes, avocats d'affaires, etc., tous rémunérés au résultat. Un business où tout est permis.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est une chasse aux trésors à l’échelle planétaire. De Londres à Johannesburg, en passant par Niamey, des mercenaires en tout genre, anciens de la CIA ou avocats d’affaires, tentent de déterrer les fonds planqués par Kadhafi et son clan durant des décennies. Les nouvelles autorités de Tripoli, pressées de récupérer l’argent volé au peuple libyen, ont promis de payer ces « chasseurs d’avoirs » rubis sur l’ongle, au pourcentage des sommes qu’ils auront aidé à localiser, geler, rapatrier. Organisé sous l’égide de l’ONU, le recouvrement des avoirs du kleptocrate Kadhafi est ainsi devenu un business à part entière, où tous les coups sont permis.