Syrie : le fantôme irakien

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Même si le contexte, les personnalités et les alliances ont changé, ce qui s'est passé en 2003 pour justifier l'invasion de l'Irak reste dans les esprits et pèse sur la possibilité d'une intervention militaire contre le régime de Bachar al-Assad. Retour sur le mensonge d'État organisé par l'administration Bush pour entrer en guerre contre l'Irak et court-circuiter l'ONU.

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Dix ans plus tard, le spectre de l’invasion de l’Irak continue de planer au-dessus des discussions actuelles sur le déclenchement (ou pas) de frappes militaires contre la Syrie. La « scène primitive » de Colin Powell brandissant, le 5 février 2003 dans l’enceinte des Nations unies, une fiole, sur fond d’images satellites et d’enregistrements de conversations téléphoniques a fait sa réapparition ces derniers jours dans les journaux (un peu) et les commentaires (beaucoup, y compris sur Mediapart).