Sahel: la priorité donnée à la solution militaire conduit à l’enlisement

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Le bilan très lourd de la collision de deux hélicoptères de l’opération Barkhane incitera-t-il le chef de l’État à comprendre que la lutte contre le djihadisme n’est pas la seule réponse à fournir à l’instabilité du Sahel ? Le passé colonial de Paris et les survivances de la Françafrique permettent d’en douter.

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La mort des 13 militaires français victimes lundi d’une collision d’hélicoptères au Mali permettra-t-elle d’ouvrir enfin un débat public et parlementaire sur les objectifs et la stratégie de l’opération Barkhane, qui a pris le relais en août 2014 de l’opération Serval, lancée en janvier 2013 par François Hollande ? Ce n’est pas certain. C’est même assez peu probable dans le climat d’exaltation patriotique créé par les propos du chef de l’État, dont la grandiloquence rend un honneur maladroit au destin tragique de ces 13 soldats.