Avec l’Italie, la crise de l’euro se rappelle au souvenir des dirigeants européens

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La crise politique italienne est en train de se transformer en déroute financière. Le brouillard entretenu par la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE se dissipe. La crise de l’euro, masquée pendant un temps, revient sur le devant de la scène. Les responsables européens se retrouvent face à l’échec de leur gestion accablante des dix dernières années.

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C’était la raison officielle avancée pour justifier son refus d’agréer le choix de Giuseppe Conte comme ministre des finances : la nomination de Paolo Savona à ces fonctions risquait « d’alarmer les marchés et les investisseurs, italiens et étrangers », avait assuré dimanche le président italien Sergio Mattarella. Cette mise à l’écart de la coalition gouvernementale formée entre la Ligue et le Mouvement Cinq Étoiles avait reçu le soutien explicite d’Emmanuel Macron, saluant « le sens des responsabilités » du président italien et en coulisse celui d’Angela Merkel et Jean-Claude Juncker. Si la manœuvre avait pour but de rassurer les marchés, c’est raté. La nomination de Carlo Cottarelli, ancien responsable du FMI, comme premier ministre, est en train de tourner à la déroute sur les marchés financiers.