Les déchets toxiques empoisonnent la Serbie

Par Milica Čubrilo et Simon Rico

Depuis plus de vingt ans, Belgrade promet une filière de retraitement, mais 300 000 tonnes de détritus pourrissent toujours dans les friches de l’époque yougoslave, et chaque année en ajoute de nouveaux. L’État ferme les yeux.

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Niš (Serbie).– « J’ai peur qu’un petit Beyrouth ne survienne ici », souffle Dejan Zlatković, accoudé à une table de la buvette de la Tour des crânes, la principale attraction touristique de Niš, la grande ville du sud de la Serbie. Ce quinquagénaire habite le quartier de Trošarina, tout proche de la friche d’Elektronska Industrija (EI), ancien fleuron yougoslave de l’électronique.