L'Irak au bord de l'explosion

Par
Les derniers GI sont partis d’Irak en catimini le 21 décembre, et l’idée d’un pays en voie de stabilisation s’effondre déjà. Au mandat d’arrêt lancé par le premier ministre chiite contre le vice-président sunnite, ont succédé plusieurs attentats à Bagdad. Blocages politiques internes et tensions régionales se conjuguent pour amener l’Irak dans l'impasse. Décryptage avec Loulouwa al-Rachid, politologue tout juste rentrée en France.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Les derniers GI sont partis d’Irak en catimini le 21 décembre, et l’idée, portée par les Américains et la communauté internationale, d’un pays en voie de stabilisation s’effondre déjà. Mandat d’arrêt lancé par le premier ministre chiite Nouri al-Maliki contre le vice-président sunnite, Tarek al-Hachémi, accusé de terrorisme. Attentats meurtriers à Bagdad jeudi 22 décembre. Refus du Kurdistan irakien, où Hachémi est réfugié, de le livrer aux autorités de Bagdad. Nouvelle action violente contre le ministère de l’Intérieur lundi 26 décembre… Une crise politique grave, attisée par des tensions régionales, sur fond de crise syrienne et de rivalité Arabie Saoudite/Iran…