Pour l'armée israélienne, on n'achève pas un agresseur à terre

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L’inculpation pour homicide d’un soldat franco-israélien, accusé d’avoir abattu un Palestinien gisant au sol, a soulevé un mouvement d’indignation en Israël. Les plus hauts responsables de l'armée maintiennent leur position de fermeté contre le soldat.

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Jérusalem, de notre correspondante.- « Je défendrai n’importe quel soldat qui commettrait une erreur sur le champ de bataille, mais je n’hésiterai pas à poursuivre ceux qui outrepassent les règles opérationnelles et la morale. » Voilà le message que le chef d'état-major israélien, le général Gadi Eizenkot, a adressé mercredi 30 mars dans une lettre aux 170 000 soldats de Tsahal. Un rappel à l’ordre à destination de ses troupes mais aussi à l’intention de ceux, au sein de la droite et de l’extrême droite israélienne, qui espéraient le voir reculer sur l’inculpation pour meurtre d’un soldat israélien.