En Syrie, le pouvoir turc tente de se donner de l’air

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Entrevue avec le pouvoir syrien, rencontre entre Obama et Erdogan prévue dimanche 4 septembre… Alors que l’offensive turque se poursuit en Syrie, la semaine diplomatique marquera pour Ankara une nouvelle étape dans l’évolution des alliances autour du conflit syrien.

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C’est l’histoire d’une puissance régionale au climax de son influence au début du « printemps arabe », et qui a dégringolé à mesure que le processus révolutionnaire en Égypte et en Syrie prenait une direction funeste. Depuis deux ans, la Turquie navigue à vue. Multiples attentats sur son sol, incapacité à y répondre et à les empêcher, isolement progressif au sein de la région, maintien au pouvoir de Bachar al-Assad, l’ennemi qu’Ankara voulait voir déchu en Syrie, brouille avec la Russie, un partenaire commercial essentiel, tension avec Washington, l’allié historique… Ankara s’est peu à peu délesté de tous ses atouts et, depuis six mois, tente de renouer un à un les liens rompus. Sa réconciliation avec Israël, puis la visite à Moscou du président Erdogan, et maintenant l’offensive en Syrie sont autant de leviers que la Turquie tente d’actionner pour se redonner une marge de manœuvre.