Pourquoi la droite espagnole résiste aux affaires de corruption

Par et Daniel Ríos

Le phénomène de la corruption en Espagne est au centre du débat politique. Pour autant, la corruption a-t-elle une influence sur les résultats électoraux ? Plutôt non, répondent les chercheurs consultés par infoLibre, qui expliquent comment le Parti populaire, pourtant entaché de multiples scandales de corruption, a pu remporter le dernier scrutin législatif.

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C’était au mois de février 2016. Neuf des dix conseillers du Parti populaire (PP), dans la ville de Valence, étaient accusés d’un délit présumé de blanchiment d'argent dans l’affaire Taula. La porte-parole du parti, Rita Barberá, acceptait de son propre chef de prendre la parole au tribunal à ce sujet. Un mois plus tôt seulement, en janvier, le PP était devenu le premier parti politique de l’histoire de la démocratie espagnole à être inculpé, la justice l'accusant d'avoir détruit les disques durs des ordinateurs de son ancien trésorier Luis Bárcenas. Malgré cela, le 26 juin, le parti conservateur remportait une incontestable victoire aux élections avec 33 % des votes, 4,2 points de plus par rapport aux résultats de décembre.