En Algérie, le référendum sur la Constitution n’augure pas la démocratie

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En Algérie, le référendum sur la loi fondamentale vire au fiasco. Très loin des exigences démocratiques du « Hirak », il tombe en pleine aggravation de la pandémie de coronavirus, alors que le président est hospitalisé en Allemagne.

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Les Algérien·ne·s sont appelés à se prononcer pour ou contre une nouvelle constitution dimanche 1er novembre. Promise par le nouveau président algérien Abdelmadjid Tebboune lors de son élection sur fond d’abstention abyssale, à l’occasion d’une présidentielle huée par les foules en décembre 2019, cette réforme constitutionnelle est vendue comme une réponse au « Hirak », le soulèvement populaire qui a déchu Abdelaziz Bouteflika après 20 ans de pouvoir, et qui a réclamé pendant des mois un changement radical du « système », « une Algérie libre et démocratique ». En réalité, elle vise à l’enterrer.