L’entreprise congolaise Egal, qui a détourné 43 millions de dollars de fonds publics en 2013, en a reversé 3,3 millions sur un compte de la présidence de la République de RDC afin de compenser un retrait d’espèces effectué par le directeur financier du président Joseph Kabila.
Une société-écran, alimentée par deux sociétés d’État chinoises détentrices du plus gros contrat minier de l’histoire de la RDC, a versé au moins 30 millions de dollars à la famille et au premier cercle de l’ancien président Joseph Kabila. Sa famille a aussi obtenu en secret des parts dans l’autoroute et le barrage liés à la mine.
Les 3,5 millions de documents bancaires de « Congo hold-up » permettent d’identifier un réseau d’entreprises, opérant dans la communauté indienne de RDC, qui pourraient avoir blanchi des centaines de millions de dollars. Plusieurs entreprises françaises figurent parmi les bénéficiaires.
Bien qu’interdits d’accès au système bancaire international, des hommes d’affaires libanais ont pu continuer leur business grâce à la banque congolaise BGFI RDC. Notre enquête montre qu’ils ont versé 3 millions de dollars à une société-écran propriété de la famille Kabila, l’ancien président congolais.
Le géant américain du commerce en ligne n’hésite pas à licencier des syndicalistes, et la CGT multiplie les procédures judiciaires. En cinq mois, l’entreprise a été condamnée trois fois pour avoir écarté trop facilement des militants ou des responsables syndicaux.
Soupçonné de harcèlement sur son épouse, le député de la Gironde, Benoît Simian, sera jugé le 24 mars par le tribunal correctionnel de Bordeaux, selon des informations de Mediapart. L’Assemblée nationale avait refusé la levée de son immunité parlementaire pendant l’enquête judiciaire.
En RDC, pas un budget public ne semble avoir échappé aux appétits de l’élite au pouvoir lors des mandats du président Kabila. « Congo hold-up » révèle comment même les fonds réservés aux élections, hautement symboliques, ont fait l’objet de détournements.
Mediapart a analysé les comptes bancaires à la BGFI de six membres de la famille Kabila et de leurs sociétés. On y découvre des millions de dollars de mouvements d’espèces, des versements de fonds publics et certaines transactions suspectes.
Sous couvert de protéger ses futurs salariés et clients, cette entreprise de camping haut de gamme a mis en place un questionnaire lors de ses embauches pour écarter toutes les personnes susceptibles de développer une forme grave du Covid-19. Sollicitée, la direction assume, en justifiant cette discrimination « par le contexte Covid ».
Selon nos informations, le rachat des parts de la famille Tapie dans le quotidien « La Provence » fait l’objet d’une âpre confrontation entre Xavier Niel et Rodolphe Saadé, patron du groupe CMA CGM. Le groupe Fiducial, actionnaire de Sud Radio, et le groupe La Dépêche vont aussi déposer une offre.