Le sixième volet du reportage d'Antonio Pagnotta nous fait sortir de la zone d'exclusion de Fukushima. Nous sommes à Tokyo, dans une famille nippo-américaine dont la vie a été bouleversée par la catastrophe nucléaire. La crainte des radiations est devenue une obsession quotidienne.
La recherche a évolué
Aidez-nous à l’améliorer en répondant à quelques questions
Seuls ou en groupe, les Japonais expriment leur colère face à la désinformation dont ont fait preuve les autorités industrielles et gouvernementales. Par crainte des radiations, certains veulent quitter le pays. D'autres restent auprès des plus vulnérables.
À quelques semaines de l'inauguration du Grand Stade de Lille, l'association Nord Écologie Conseil a déposé une plainte contre X le 12 juillet 2012, pour « pollution de la nappe phréatique ». L'association dénonce l’utilisation par Eiffage, en charge de ce partenariat public-privé, de 62 000 tonnes de cendres volantes pour combler des galeries souterraines.
Hors de la zone interdite, mais à moins de 30 kilomètres de la centrale de Fukushima, des ouvriers et volontaires enlèvent la terre contaminée, notamment dans les écoles. Un travail dangereux, réalisé avec des outils de fortune et souvent sans vêtement de protection.
Une commission d’enquête sénatoriale fait des constats et publie des chiffres inquiétants sur les perspectives économiques de la filière de l’atome. Pour le sénateur écologiste Ronan Dantec, membre de la commission, « ce n’est pas raisonnable de continuer ».
Troisième volet du reportage d'Antonio Pagnotta dans la zone interdite autour de Fukushima. Dans un rayon de vingt kilomètres autour de la centrale, les populations ont été évacuées. Mais des animaux restent. (Voir les deux précendents portfolios ici et là)
La zone interdite autour de Fukushima s'étend sur un rayon de vingt kilomètres. A l'intérieur, il y a un supermarché, resté en l'état depuis mars 2011. Ces photos du chaos, signées Antonio Pagnotta, aucun journal n'a voulu les publier au Japon. Deuxième de notre série de sept portfolios. (premier volet: "le dernier homme" ici et là, l'article sur Antonio Pagnotta).
Un nouveau rapport, produit par une commission parlementaire japonaise indépendante, révèle que l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima n'est pas le produit d'une fatalité, mais un « désastre profondément causé par l'homme ». Il met à bas bon nombre d'explications officielles, décrit par le menu les mensonges de l'industriel Tepco, opérateur de la centrale, et les mauvais choix faits par le gouvernement dans la gestion de l'après-catastrophe.
Entre avril 2011 et mars 2012, Antonio Pagnotta s’est introduit régulièrement dans la zone interdite de Fukushima. Il explique comment il a pu travailler. Entretien et vidéos.