«Nofinofy», les batailles d’un petit coiffeur malgache

Par Images En Bibliothèques & Mediapart

Lorsque son salon de coiffure est détruit par la municipalité, Roméo quitte la grand-rue de Tamatave pour les quartiers populaires. Sous la caméra de Michaël Andrianaly, l’échoppe devient un refuge pour les Malgaches pauvres qui viennent boire un thé, bavarder ou protester contre les politiciens.

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« Coiffeur, c’est un des plus beaux métiers : tu touches la tête d’un autre être humain. » Roméo aime son métier et veut en vivre dignement. Lorsqu’il doit quitter la rue commerçante de la ville, il sait qu’il va devenir encore plus pauvre, qu’il va devoir se battre longtemps pour dénicher un endroit convenable, en dur, pour conforter un peu ses revenus. Cette bataille et ce rêve (nofinofy en malgache) tissent la trame du documentaire de Michaël Andrianaly dans laquelle se glissent, par l’entremise de la radio et des conversations, toute la vie et les colères de Madagascar.