«Tsuma Musume Haha»: au Japon, dans un monde sans femmes

Par Images En Bibliothèques & Mediapart

Ceci est une petite œuvre quasi métaphysique. Quels rapports les hommes peuvent-ils entretenir avec des avatars ? De quel type d’amour est-il question ? Jusqu’où supporter l’absence de femmes ? Les documentaristes Alain Della Negra et Kaori Kinoshita montrent que l’illusoire n’est pas toujours irréel. 

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Dans ce voyage dans un Japon intime, on croise bien sûr les poupées en silicone, les love dolls, mais aussi des images numériques qui tiennent compagnie à l’heure de déjeuner ou encore des travestis aux masques de manga, dans les salles de jeu qui leur sont réservées. Grâce à un montage qui tire le film vers une narration presque fictionnelle, ce monde dépeint dans Tsuma Musume Haha (Femme, fille, mère) – où les femmes ont disparu – n’a rien de chimérique. Très étrange, il reste bien vivant, souvent drôle, parfois mélancolique. Et il faut aller jusqu’au bout des 30 minutes pour saisir combien cette solitude retire aussi les hommes du monde.