Hong Kong Free Press, des journalistes en première ligne de la contestation

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Créé en 2015 en riposte à la mainmise de Pékin et des conglomérats chinois sur les principaux journaux diffusés à Hong Kong, le pure player indépendant Hong Kong Free Press, financé par une communauté de lecteurs, totalise près de cinq millions de visites par mois depuis le début du mouvement de contestation dans l’ancienne colonie britannique, en mars 2019.

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  1. C’est en 2015, au lendemain du « Mouvement des parapluies » à Hong Kong, que le Britannique Tom Grundy, à l’époque professeur d’anglais et blogueur, constate le recul de la liberté de la presse dans l’ancienne colonie britannique.

    La mainmise de Pékin est grandissante sur les médias locaux. Les attaques de journalistes augmentent, les annonceurs se retirent des médias critiques à l’égard du gouvernement et des conglomérats chinois font l’acquisition de titres de presse très implantés sur le territoire. Ainsi, le South China Morning Post, qui fut le plus gros média anglophone du territoire, a été racheté par le groupe chinois Alibaba, un géant commercial en Chine continentale.

    Tom Grundy décide alors de créer Hong Kong Free Press, un média libre, diffusé uniquement sur Internet, dirigé par ses journalistes et financé par ses lecteurs. « Notre objectif est d’être la source d’information anglophone la plus indépendante et la plus crédible de la grande Chine. Notre plateforme agira en tant que lanceuse d’alerte si les valeurs fondamentales et les libertés de Hong Kong venaient à être menacées. »

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