Marseille, «l’aspirateur» à voitures

Marseille est l’une des villes de France où la pollution atmosphérique est la plus importante. En cause, notamment : l’automobile, favorisée par le manque de transports en commun. Des associations de riverains dénoncent les nuisances engendrées par la toute nouvelle rocade L2, qui contourne le centre-ville, et son prolongement vers le sud de l’agglomération.

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  1. « On veut respirer. » Quelques graffitis à la craie sont encore visibles dans le centre de Marseille, progressivement nettoyés par le mistral ou recouverts par des affiches plus récentes. En février dernier, des militants écologistes ont mené une opération coup de poing, « pour faire comprendre aux autorités l’urgence de réduire le nombre de voitures en ville », glisse Nicolas Nace, le référent local de l’organisation Alternatiba. Ce 29 juin, alors que les températures flirtent avec les 40 degrés, les rangs sont plus clairsemés mais une cinquantaine d'activistes de Greenpeace et de diverses organisations citoyennes se sont rassemblés pour tenter de se faire entendre. « Avec une vingtaine de collectifs, nous avons constitué un groupe de réflexion baptisé Alternatives territoriales, et ce dernier a listé 300 propositions pour le Plan climat air énergie de la métropole Aix-Marseille Provence (PACEM) », continue Nicolas Nace.

    Dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015, les intercommunalités ont pour objectif à l'horizon 2030 une baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, une réduction de 20 % de la consommation énergétique par rapport à 2012, et une part de 32 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. Parmi les mesures proposées par Alternatives territoriales, le déploiement d'un réseau métropolitain de transport public performant, une vaste rénovation énergétique du parc immobilier ou encore la multiplication des espaces verts en ville. Il y a urgence, selon les données d'Atmosud, l'association agréée par le ministère de l’environnement pour la surveillance de la qualité de l'air de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur : les émissions de dioxyde d'azote (NO2) n'ont été réduites que de 5 % en dix-sept ans dans la métropole Aix-Marseille, contre plus de 20 % à Toulon ou Avignon.

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