Benoît Delépine et Gustave Kervern ont présenté ce mardi à Cannes leur cinquième film, Le Grand Soir. Avec Benoît Poelvoorde dans le rôle du « plus vieux punk à chien d'Europe » et Albert Dupontel en vendeur de matelas. Il serait erroné de n'y voir qu'intention comique.
Le réalisateur Alain Resnais est mort samedi 1er mars. Il y a deux ans était présenté à Cannes Vous n'avez encore rien vu, un film testamentaire, un film qui se demande comment continuer, tout de suite et même après, quand la mort sera là.
Amour, avec Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant, est un très beau film faussement simple. Aux côtés de deux grands acteurs, il déploie toute la virtuosité du réalisateur Michael Haneke.
De rouille et d'os, sixième long métrage de Jacques Audiard, premier film français à être présenté en compétition internationale à Cannes, sort en même temps sur les écrans. Où l'on voit qu'Audiard n'a de cesse que de raconter, au fil des films, toujours la même histoire.
Au générique des 22 films en sélection officielle, 7 adaptations et Don DeLillo attendu sur les marches du palais. Bandes-annonces, extraits et revue des romans, de De rouille et d'os à Cosmopolis, en passant par Lawless, Killing them softly, Sur la route et The Paperboy.
Ballade vidéo à propos de l'exposition « Paris en chansons : si Paris m'était chanté ! », présentée dans la capitale jusqu'au 29 juillet. Paname et sa perception méritent le détour : Léo Ferré puis Maurice Chevalier seront nos guides. En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes !
Le cinéaste Werner Herzog a discuté avec le public du 62e Festival de Berlin à l'issue d'une des projections de Death Row, ce film documentaire sur les condamnés à mort. « Aucune école de cinéma ne vous apprendra comment conduire un entretien avec un condamné à mort », dit-il. Propos rapportés, morceaux choisis, commentaires de la parole du maître.
Sur fond d'Afrique des colonies, de vie lisboète disparue et de passion de jeunesse, Tabou, du Portugais Miguel Gomes (sortie le 5 décembre), raconte aussi l'amour des images en noir et blanc et des films muets. On a retrouvé le Paradis du cinéma.
Que fait un réalisateur entre deux films ? Bertrand Bonello, auteur de L'Apollonide (souvenirs de la maison close) – qui sort en DVD –, nous livre ses désirs, ses projets. Un entretien rare nourri d'extraits de scénarios, morceaux musicaux, photos... confiés par le réalisateur.
Sortie en salle d’une nouvelle adaptation de « Millénium », le best-seller de Stieg Larsson, par David Fincher. Un film qui, sur le rapport au corps, à l'écriture, au virtuel, dialogue avec « The Social Network » mais, plus surprenant, avec « J. Edgar ».
La Dame aux camélias, spectacle créé au Théâtre de l'Odéon à Paris par Frank Castorf, prend l'inconscient politique de la France à bras-le-corps. Dumas fils, avec en renfort Georges Bataille et surtout Heiner Müller, devient une machine de guerre, dont la débauche de corps et de cris peine les âmes délicates. Retour sur cet électrochoc salutaire.
L'Internationale, le Chant des partisans, Hasta Siempre... revisités grâce au swing de Giovanni Mirabassi. A l'occasion de la sortie de l'album Adelante, rencontre en vidéo avec ce grand pianiste de jazz. Par Patrick Artinian.
La mise à l'écran, en images de synthèse, des aventures du reporter belge par le tandem Steven Spielberg-Peter Jackson est plutôt une bonne surprise. Ils en ont fait un mash-up fidèle à l'esprit plutôt qu'à la lettre.
Des enquêteurs lancés à la recherche de toiles de Matisse, Picasso, Cézanne ou Gauguin, pendant cinq ans et sur les cinq continents… C’est le fruit d’une véritable chasse au trésor que présente le Grand Palais, du 5 octobre au 16 janvier prochain. Ou comment la fabuleuse collection Stein a été retrouvée et rassemblée.
Des films d’usine, genre que l’on pensait à bout de souffle, ont bousculé les codes, lors de la dernière édition du festival du documentaire de Lussas. Autour d’une question complexe : que faire de la parole ouvrière ? Eléments de réponse avec « Entrée du personnel ».
Sortie de La Grotte des rêves perdus. Werner Herzog filme l'art paléolithique en 3D. Si le cinéma d'aujourd'hui est déjà le cinéma de demain, le cinéma de demain sera forcément celui d'hier. Démonstration.