Le concert de l’orchestre israélien prévu le 6 novembre à Paris crée l’émoi parmi les salariés de la Philharmonie de Paris, mais aussi au sein de la communauté artistique. Certains demandent une annulation ou une « contextualisation », d’autres s’opposent à toute idée de boycott.
Notre podcast culturel évoque la rétrospective Otobong Nkanga au MAM, celle du styliste Rick Owens au Palais Galliera et « Nous autres », rencontre entre la photographe américaine Donna Gottschalk et la théoricienne de l’art Hélène Giannecchini au BAL.
Mediapart s’est procuré un rapport interne qui décrit un conflit de gouvernance et des retards accumulés dans l’organisation de la prochaine capitale européenne de la culture en France. Le maire de Bourges, Yann Galut, assure y avoir répondu avec célérité, avec l’arrivée notamment d’un nouveau président à la tête de l’association.
La version francophone du deuxième épisode de ce jeu de rôle de science-fiction vient de sortir. L’occasion de (re)découvrir une subtile et bouleversante œuvre politique. Cette critique des systèmes déshumanisants qui exploitent les travailleurs tient à galvaniser, plutôt que démoraliser.
L’artiste Cameron Rowland a remplacé le drapeau français sur la façade du Palais de Tokyo par un drapeau martiniquais. L’institution publique a estimé que l’œuvre « pourrait être illégale » et l’a vite démontée. Dans un contexte tendu autour du pavoisement, le président Guillaume Désanges se défend de toute autocensure.
La nouvelle Fondation Cartier, construite par Jean Nouvel, ouvre ses portes samedi à Paris, en face du Louvre. Après les fondations de François Pinault et des Galeries Lafayette, c’est une nouvelle démonstration de force des groupes de luxe dans l’hypercentre de la capitale.
Après l’émoi suscité par le cambriolage du Louvre, les questions sur « ce qui a dysfonctionné » restent nombreuses. Sa présidente va s’expliquer devant le Sénat. Pour des syndicalistes, ce casse est d’abord le résultat d’années de sous-investissement dans l’entretien du bâtiment.
Notre podcast culturel évoque « Et jamais nous ne serons séparés », mis en scène par Daniel Jeanneteau et Mammar Benranou, « La Distance », la nouvelle pièce de Tiago Rodrigues, et « Voir clair avec Monique Wittig », première mise en scène d’Adèle Haenel.
Dans leur bande dessinée « Les Sentiers d’Anahuac », Romain Bertrand et Jean Dytar proposent une réflexion enthousiasmante autour des imaginaires liés à la conquête des Amériques. Dans un entretien à Mediapart, Romain Bertrand revient sur ce projet visant à redonner vie aux langues perdues des manuscrits mexicains.
Dans une rétrospective en Espagne, l’artiste Coco Fusco déroule une œuvre très politique : des performances et des films hantés par les fantômes de la révolution castriste à Cuba, que l’on peut aussi regarder comme un manuel de survie en ces temps incertains.
Le podcast culturel de Mediapart discute de trois expositions organisées à Paris : « Georges de La Tour. Entre ombre et lumière », « John Singer Sargent. Éblouir Paris » et « Lygia Pape. Tisser l’espace ».
Depuis l’invasion de l’Ukraine, les studios de jeux vidéo russes emploient tout un éventail de stratagèmes pour commercer à l’international. Le secteur leur laisse souvent le bénéfice du doute, quitte à ce que l’argent finisse dans les caisses de l’État russe.
Notre podcast culturel débat de « Portrait de Rita » signé Laurène Marx, de « The Last Supper » du collectif Mexa et de « Borda » de la chorégraphe Lia Rodrigues.
Les enquêtes de Mediacités et de « La Lettre du musicien » sur la gestion financière et le management du directeur artistique de nombreux événements, dont le festival de musique classique, engendrent un malaise chez les collectivités. René Martin a décidé de se « mettre en retrait » le temps d’un audit.
René Martin règne sur 14 festivals et des centaines d’événements, dont la Folle Journée de Nantes. Des millions d’euros d’argent public transitent par son association. Mais des voix en interne dénoncent la porosité entre ses dépenses personnelles et professionnelles, son management brutal et l’ambiance hypersexualisée qui règne autour de lui.
À l’instar du laboratoire culturel de Seine-Saint-Denis, de nombreux théâtres de recherche, à l’ombre des grandes scènes, luttent pour leur survie, asphyxiés par des coupes budgétaires. Ils cherchent encore la manière de peser collectivement.