Almodovar l'a encore ratée, la Palme d'or du 62e festival de Cannes est allée à Michael Haneke. Le Ruban blanc chronique la chute d'un monde, la fin de l'innocence dans un village du nord de l'Allemagne, quelques mois avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, vingt ans avant l'arrivée du nazisme. Après Farhenheit 911, Le vent se lève ou Entre les murs, on pourrait croire à une palme politique de plus. Ce n'est pas faux. Mais c'est aussi plus compliqué que ça.
Quinzaine des réalisateurs, troisième épisode. La présentation, samedi 16 mai, de Like you know it all du coréen Hong Sang-soo, dont le héros est juré d'un festival. Mesquineries, jalousies, mensonges, rivalité, revanche : ces démons minuscules sont décrits avec amour, dans un style minuscule, tout de zooms tremblés. C'est l'occasion de dire quelques mots des festivals en général et de faire le point sur une sélection en plein renouveau.
Figure dominante de l'art contemporain, le peintre et sculpteur allemand Anselm Kiefer ferme son domaine-atelier de Barjac, dans le Gard, où ce démiurge hors normes avait créé un véritable monde. Les œuvres partent ces jours-ci pour le Portugal où l'artiste, né en 1945 et vivant en France depuis 1993, s'installe au sud de Lisbonne. Premier responsable de ce départ: le poujadisme d'une poignée de chasseurs que ce voisinage insolite indisposait.
Toujours à la Quinzaine des réalisateurs, Nobuhiro Suwa, le plus connu des cinéastes japonais, et l'acteur Hyppolite Girardot ont présenté, vendredi 15 mai, le film qu'ils ont co-signé, Yuki & Nina. Bien loin des clichés sur le plus rebattu des sujets, «cinéma et enfance», Yuki & Nina est une merveille d'abandon et de douceur, et pour Suwa un nouveau traité sur son thème favori : la division.
Cest le basculement de son pays qu'a entrepris de saisir depuis quelques films le réalisateur chinois Jia Zhang ke. Après Platform, The World ou Still Life, il livre avec 24 City un document qui n'hésite pas à recourir à la fiction pour appréhender la fin d'une époque à travers la fermeture d'une usine d'armement qui aura vécu un demi-siècle. Entretien vidéo.
Personnalité majeure de la scène française depuis les années 1970, Jean-Louis Aubert, qui mène depuis 20 ans une carrière solo dont le succès ne se dément pas, à l'image de sa dernière tournée acoustique Un Tour sur moi-même, a accepté de répondre longuement à Mediapart. Dans cette troisième et dernière partie, Aubert aborde l'avenir du disque et de la musique live à l'ère d'Internet.
Personnalité majeure de la scène française depuis les années 1970, Jean-Louis Aubert, qui mène depuis vingt ans une carrière solo dont le succès ne se dément pas, à l'image de sa dernière tournée acoustique Un Tour sur moi-même, a accepté de répondre longuement à Mediapart. Dans cette deuxième partie, il aborde la carrière de son ami Iggy Pop et l'éventuelle reformation de Téléphone.
Personnalité majeure de la scène française depuis les années 1970 et l'irruption de Téléphone, Jean-Louis Aubert, qui mène depuis 20 ans une carrière solo dont le succès ne se dément pas, à l'image de sa dernière tournée acoustique Un Tour sur moi-même, a accepté de répondre longuement à Mediapart. Reformation de Téléphone, menaces sur l'industrie du disque, évolution de sa musique: il n'a éludé aucune question dans cet entretien publié en trois parties.
Mercredi 18 février sort dans les salles Z32, le nouveau film du documentariste israélien Avi Mograbi. Le cinéaste y met en scène avec brio le témoignage d'un ex-soldat de l'armée israélienne. Alors que le festival de Berlin accueillait ce week-end L'Histoire du cinéma israélien, du réalisateur Raphaël Nadjari, ce cinéma se trouve porté par son immense diversité. Regards sur soixante années de cinéma israélien avec Avi Mograbi et l'historien Ariel Schweitzer, qui a guidé Raphaël Nadjari dans son travail documentaire.
Avec le second volet de son diptyque consacré à Ernesto Guevara, le réalisateur américain Steven Soderbergh est confronté à une tâche délicate : comment rendre compte de la douleur physique et psychologique du «Che» dans les derniers mois de sa vie, lorsqu'il tente d'exporter la Révolution en Bolivie.
Au moins une bonne nouvelle en ce début d'année réfrigérant de tous les points de vue : Bruce Springsteen sort son 24e album, Working On A Dream, dont Mediapart vous propose de découvrir, en avant-première, deux chansons sous forme de clips vidéo. Pas de doute, le «Boss» est de retour!
La première partie du film de Steven Soderbergh, qui sort aujourd'hui sur les écrans, n'est pas une biographie filmée conventionnelle, mais plutôt une œuvre impressionniste sur l'essence du héros de la révolution cubaine lors des combats dans la Sierra Maestra. Le film nous montre le mythe en action, sans l'expliquer ni le psychanalyser. C'est aussi bien.
Le Trabendo sera le théâtre d'un petit événement, mercredi 17 décembre (20 heures), avec le retour à Paris en concert de l'ancien complice de Joe Strummer au sein du Clash, Mick Jones. Ce dernier débarque avec son groupe, Carbon/Silicon, fondé avec un autre vétéran du punk, Tony James, et qui vient de sortir son premier album, The Last Post. Présents dans la capitale en novembre pour une journée de «promo», Mick Jones et Tony James avaient accepté d'être filmés par Mediapart.
Un CD live, un DVD et un livre. Et voilà comment The Clash, un quart de siècle après sa séparation et près de six ans après la mort de son génial chanteur, Joe Strummer, refait surface. L'occasion de (re)découvrir ce groupe majeur qui, apparu dans la furia punk, révolutionna le rock'n'roll – et même un peu plus que cela.
Avec son spectacle De Gaulle en mai, fondé sur les notes prises par Jacques Foccart à propos de la paralysie élyséenne pendant les événements de 1968, le dramaturge Jean-Louis Benoît propose, en deux heures, une fable cruelle, saturnienne, et pourtant drôle et mobilisatrice.
L'inclassable soprano péruvienne, Yma Sumac, est morte à Los Angeles, le 1er novembre. Indémodable, tenant de la cantatrice et de la pop star, elle avait 86 ans.