Sortie en salle du troisième long métrage, très attendu, de Pierre Schœller. Un peuple et son Roi va de la prise de Bastille à la mort de Louis XVI. Un trajet simple, et connu, pour un film qui est tout l'inverse : complexe, inédit, inégal.
Historienne des musiques maghrébines, Naïma Yahi revient sur le legs de Rachid Taha, tant au patrimoine de l’immigration qu’à celui de la chanson française. Elle déplore que cette figure singulière du rock, décédé il y a peu, ne soit pas reconnu en France à la hauteur de son apport.
Sortie en salle de L’amour est une fête, quatrième long métrage de Cédric Anger. Du polar au porno, en passant par la comédie, le cinéaste mélange les genres pour, au bout du compte et contre toute attente, saluer le cinéma lui-même.
Avec une vingtaine d’albums à son actif, Bernard Lavilliers a mené une carrière d’auteur et d’interprète en prise directe avec les désordres comme avec les beautés du monde. Entretien au long cours avec le chanteur, qui vient de publier un recueil de ses textes et nous annonce un prochain voyage en Argentine.
Jour après jour, le président Trump joue La Résistible Ascension d’Arturo Ui, de Brecht. Mais un saut qualitatif vient d’être franchi, à la faveur d’une tribune anonyme le flétrissant dans Le New York Times. Démonstration, vidéo à l’appui…
Longtemps invisible, le dernier chef-d’œuvre de Josef von Sternberg ressort enfin en version restaurée. Anatahan raconte l’histoire du monde sur une petite île du Pacifique où des soldats japonais s'entretuent pour une femme fatale. Il faut s’y ruer.
Spike Lee signe son grand retour sur un sujet toujours brûlant : le racisme. À la fois comédie et pamphlet, BlacKkKlansman – J'ai infiltré le Ku Klux Klan veut tellement en dire qu’il en fait trop. Sauf, surprise, lorsqu’il traite d’un sujet à la fois autre et voisin, l’antisémitisme.
En prenant appui sur les chansons populaires en France, les universitaires Charles Ramond et Jeanne Proust questionnent la pertinence de la notion de « justice » pour porter des revendications de transformation de la société.
Sortie ce mercredi du troisième long métrage de l’Américain David Robert Mitchell. Boudé à Cannes, Under the Silver Lake lance un jeune homme désœuvré dans le dédale de Los Angeles. Rébus, nymphettes, refrains et messages secrets : un beau film sur les mystères et les charmes de la culture populaire.
Dix films de Yasujiro Ozu ressortent en salle mercredi 1er août, dont les éternels Bonjour, Le Goût du saké et Le Voyage à Tokyo. À cette occasion, Mediapart a soumis quelques extraits à Mathieu Capel. Live from Tokyo, le chercheur et traducteur plaide pour une vision du cinéaste japonais en rupture avec les idées reçues.
Trente-quatre ans après, le premier film des frères Coen ressort en restauration 4K dans une quinzaine de salles françaises. Sang pour sang retrouve son titre original : Blood Simple, ou comment traiter le film noir à la façon d'une nature morte.
Figure de la scène artistique internationale, l’artiste franco-algérien Kader Attia expose au MAC VAL, dans le Val-de-Marne, une réflexion sur l’architecture, notamment celle de l’après-guerre, empreinte d’une violence coloniale, impériale, et son rapport aux corps.
La grande Patricia Mazuy revient en salle après six ans d’absence. L’histoire d'un retour, entre polar et comédie, France et Amérique, désir de fiction et vraie colère sociale. Paul Sanchez est revenu ! : un beau film.
À l’occasion d’une exposition parisienne à la Cité de l’architecture et du patrimoine cet été, retour sur les nouvelles manières d’enseigner l’architecture et de penser la ville, après le séisme Mai 68, en compagnie de deux des commissaires de l’exposition, Éléonore Marantz et Jean-Louis Violeau.
Dix ans ou presque que Lucrecia Martel n’avait réalisé de film. « Zama », qui met en scène un « corrégidor » en Amérique du Sud à la fin du XVIIIe siècle, signe le retour de la grande cinéaste argentine. Telle qu’en elle-même : virtuose et poisseuse, passionnée par les jeux de l’eau et de la concupiscence, les dangers et les délices de la perte.
Hommage national aux Invalides, jeudi 12 juillet, pour Claude Lanzmann. L'écrivain-cinéaste récusait la mort, au nom d’une mission qu’il s’assignait : faire barrage contre l’amnésie, refuser que fût englouti ce qui n’avait pas laissé de traces et dont devait témoigner Shoah, immortel film-vigie-étalon…