Des manifestations antigouvernementales massives, déclenchées par l’attaque contre l’université d’Europe centrale, secouent la Hongrie. Face aux opposants, la propagande tourne à plein régime et le pouvoir s’enferme dans la haine et le mensonge… en se faisant menaçant.
Le premier ministre Viktor Orbán, qui a joué il y a trois ans la carte russe, affiche son soutien à Donald Trump. Cela ne l'empêche nullement de recevoir Vladimir Poutine jeudi à Budapest : l'heure est à l'alliance des nationalistes, populistes, chrétiens et conservateurs ! Le tout sur le dos de tous les opposants de la société civile.
Dans l’État « illibéral » de Viktor Orbán, la collusion entre politique et économie est quasi totale. Ses adversaires, à gauche et à l’extrême droite, dénoncent un État mafieux et au service des intérêts d’une oligarchie. « Intérêt national ! », brandit en retour le Fidesz, parti de Viktor Orbán.
Le seuil de 50 % de participation n’a pas été atteint lors du référendum de ce dimanche 2 octobre en Hongrie. Les électeurs étaient sommés de se prononcer contre la politique européenne de quotas de répartition des réfugiés. En réalité, cela fait longtemps que le premier ministre hongrois a gagné cette bataille à Bruxelles.
Ultra-conservateur, il est à nouveau l'écrasant favori des élections législatives qui doivent se tenir le 6 avril. Voici les treize raisons de sa puissance et de sa popularité.
C'est l'un des plus graves problèmes sociaux que connaît la Hongrie : près de la moitié des foyers ont contracté dans les années 2000 des prêts en devises étrangères. L'effondrement économique de 2008 rend aujourd'hui impossible leur remboursement. Le gouvernement Orbán tente de faire payer les banques.
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Ce dimanche 5 novembre au Reflet Médicis, dans le 5ᵉ arrondissement de Paris, projection du film documentaire « Pierre Feuille Pistolet » suivi d'un débat avec le réalisateur du film, Maciek Hamela, et la journaliste du Courrier d'Europe centrale et de Mediapart, Clara Marchaud.
Découvrez la nouvelle lettre d’information du Courrier d’Europe centrale dans laquelle nos correspondant.e.s régionaux vous raconteront des histoires inédites.
« 1989 Année Zéro ». Ce blog hébergé par le site Hu-lala.org vise à recueillir les souvenirs d’Européens du quotidien derrière le Rideau de fer. Nous faisons appel à vos témoignages ! (hulala.org@gmail.com)
Comme le montre encore le Brexit, le succès électoral des droites extrêmes concerne toute l’Europe, et pas seulement les «électeurs immatures» d’Europe centrale et orientale. Si les histoires des pays européens sont différentes, les défis que la gauche a à affronter sont les mêmes.