Il y a dix ans, l’Europe découvrait les images des miliciens du Jobbik paradant au cœur de Budapest. Puis le parti d’extrême droite s’est fait couper l’herbe sous le pied par la trajectoire autoritaire de Viktor Orbán. Il s’avère aujourd’hui incapable d’enrayer la toute-puissance du premier ministre hongrois.
Mensonges et intimidations sont le lot quotidien dans les médias publics, mis en coupe réglée par les nationaux-conservateurs en Pologne et en Hongrie.
Une loi d’inspiration néolibérale sur le temps de travail catalyse la colère accumulée contre le régime d'Orbán et pousse ses opposants à l’union. Les syndicats menacent de bloquer le pays.
L’avenir de la démocratie hongroise passe-t-il par les femmes ? Le mouvement de contestation qui secoue le pays dirigé par le leader hongrois Viktor Orbán depuis mi-décembre est essentiellement mené par des femmes, pourtant très minoritaires en politique.
Le gouvernement de Viktor Orbán mène depuis quelques mois une attaque frontale contre les mondes académique et culturel, accusés de déloyauté et de déviance idéologique. Mais les oppositions n'ont pas dit leur dernier mot : depuis quelques jours, la colère gronde à Budapest et dans plusieurs villes hongroises.
Viktor Orbán, sorti renforcé des législatives d’avril, accélère depuis son travail de sape contre la démocratie. Les oppositions parlementaires comme la société civile peinent à trouver la meilleure manière de s’opposer au premier ministre hongrois. Enquête à Budapest.
Après l’arrestation de quatre personnes suspectées d’avoir participé au meurtre du journaliste Ján Kuciak en février, les regards se tournent vers un homme d’affaires slovaque. À Bratislava, la mobilisation citoyenne ne faiblit pas.
Le traité de Trianon qui a amputé le royaume de Hongrie après la Première Guerre mondiale est, près d’un siècle plus tard, un marqueur puissant du nationalisme hongrois. Les minorités magyares disséminées dans les pays riverains de la Hongrie représentent des enjeux de pouvoir et des leviers politiques importants en Europe centrale.
Alors que l’Europe se droitise presque partout, un mouvement social inédit a bousculé la Slovaquie au printemps, après l’assassinat du journaliste Ján Kuciak. Dans un entretien à Mediapart, les initiateurs de cette contestation citoyenne qui a fait tomber le gouvernement envisagent la suite.
C’est la « dent creuse » de l’Europe du Sud. En portant Janez Jansa largement en tête aux législatives, la petite Slovénie pourrait permettre la constitution d'un « arc alpin » nationaliste, conservateur et anti-migrants, après les victoires de l’extrême droite en Autriche et en Italie. L’avance de celui qui prend modèle sur Viktor Orbán semble toutefois insuffisante pour former un gouvernement.
Dans l’ultime ligne droite avant les élections législatives qui se tiennent dimanche en Hongrie, les oppositions se démènent pour s’épargner quatre années de plus d’« orbanisme ». Si le rejet du Fidesz est fort, la droitisation de la vie politique hongroise est bien réelle.
L’assassinat d’un jeune couple à la fin du mois de février, attribué au crime organisé, a électrisé une société qui baignait dans l’apathie. Un mouvement de contestation inédit dans l’histoire de la Slovaquie démocratique a fait tomber le gouvernement cette semaine et les citoyens restent mobilisés contre l’impunité d’une caste politico-mafieuse.
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Ce dimanche 5 novembre au Reflet Médicis, dans le 5ᵉ arrondissement de Paris, projection du film documentaire « Pierre Feuille Pistolet » suivi d'un débat avec le réalisateur du film, Maciek Hamela, et la journaliste du Courrier d'Europe centrale et de Mediapart, Clara Marchaud.
Découvrez la nouvelle lettre d’information du Courrier d’Europe centrale dans laquelle nos correspondant.e.s régionaux vous raconteront des histoires inédites.
« 1989 Année Zéro ». Ce blog hébergé par le site Hu-lala.org vise à recueillir les souvenirs d’Européens du quotidien derrière le Rideau de fer. Nous faisons appel à vos témoignages ! (hulala.org@gmail.com)
Comme le montre encore le Brexit, le succès électoral des droites extrêmes concerne toute l’Europe, et pas seulement les «électeurs immatures» d’Europe centrale et orientale. Si les histoires des pays européens sont différentes, les défis que la gauche a à affronter sont les mêmes.