La Slovénie, pion stratégique essentiel, penche vers «l’Orbanisation de l’Europe»

Par Par Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin et Corentin Léotard

C’est la « dent creuse » de l’Europe du Sud. En portant Janez Jansa largement en tête aux législatives, la petite Slovénie pourrait permettre la constitution d'un « arc alpin » nationaliste, conservateur et anti-migrants, après les victoires de l’extrême droite en Autriche et en Italie. L’avance de celui qui prend modèle sur Viktor Orbán semble toutefois insuffisante pour former un gouvernement.

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Du haut des sommets depuis lesquels il aime se prendre en photo, Janez Janša a compris que la vague conservatrice qui balaie l’Europe finira par atteindre les vallées de son pays. « La Slovénie d’abord ! » : c’est avec un slogan emprunté à Donald Trump que l’ancien premier ministre entend faire son retour aux affaires. Son Parti démocratique slovène (SDS) a remporté ce dimanche les législatives (avec 25% des voix, dans un scrutin marqué par une abstention de 51,7%), après avoir axé sa campagne sur la défense d’une identité nationale menacée par l’arrivée de réfugiés. Janez Janša s’est d’ailleurs trouvé un modèle et un partenaire en la personne du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán.