Pinocchio, conte défait

Foisonnant, désespéré, généreux, déjanté, cynique, drôle et extrême, le Pinocchio de Winshluss paru en novembre 2008 chez Les Requins Marteaux. De l’œuvre de Carlo Collodi, il a fait un conte désabusé et très peu féerique. Jusqu’au 7 avril, Pinocchio s’expose à la galerie Vallois à Paris. Rencontre avec un auteur en colère et son galeriste.

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Winshluss n’avait jamais imaginé voir son travail accroché dans une galerie d’art contemporain. Il refusait a priori cette démarche, et s’amusait même, lors de précédentes expositions de son éditeur, les Requins Marteaux, à les « détourner pour en faire autre chose ». C’est le livre qui intéresse Vincent Paronnaud (son vrai nom), dessinateur, plasticien, réalisateur de longs métrages… Plus précisément, le rapport au livre, à l’objet fini. Il confesse même ne pas s’attacher plus que cela à ses travaux préparatoires, aux esquisses, aux planches. 

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