Julie Brochen: «Le théâtre est un bateau peuplé qui nécessite un bon barreur»

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La comédienne et metteuse en scène Julie Brochen revient, pour Mediapart, sur sa gestion et son éviction du Théâtre national de Strasbourg (TNS). Radiographie d'une vilenie culturelle sous une certaine gauche française...

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Depuis le printemps 2013, depuis qu'elle n'a pas été renouvelée pour un deuxième mandat à la tête du Théâtre national de Strasbourg (TNS), nous cherchions à interroger Julie Brochen, qui se dérobait : devoir de réserve. Elle avait dirigé le Théâtre de l'Aquarium à la Cartoucherie de Vincennes de 2002 à 2008. Elle s'enorgueillissait d'y avoir apuré, en trois ans, une dette de 150 000 euros et d'y avoir laissé un bénéfice de 100 000 euros. Nommée par la droite à Strasbourg en 2008, cette femme de gauche subissait le mépris et la sanction d'une ministre socialiste, Aurélie Filippetti, à partir de 2012. Mais elle serrait les dents et, à toute demande d'entretien, proposait de venir voir ses spectacles au bord du Rhin...