Theodor Plievier. «Toute ma vie, l’Allemagne et la guerre ont été une zone interdite»

Par

Belle-fille de l’écrivain Theodor Plievier, âgée de 12 ans lors de sa mort en 1955, Renate Magnier a grandi dans le Tessin suisse et vit en France depuis ses 20 ans. Dans cet entretien, elle raconte ses relations avec l’écrivain et, surtout, la chape de plomb posée sur la guerre et l’Allemagne par l’écrivain et sa mère. Comment vit-on dans l’ombre d’un passé sinistre et interdit ? « Mal », répond-elle.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Elle est la dernière membre de la famille Plievier. Renate Magnier, 76 ans, est la belle-fille de Theodor Plievier. Son père a été tué sur le front de l'Est en 1943, quelques mois après sa naissance. En 1946, sa mère, Margarete Grote, rencontre à Weimar l'écrivain allemand. La jeune veuve de guerre – elle a alors 26 ans – choisit de refaire sa vie avec l'écrivain alors âgé de 54 ans. Une petite fille naît, Cordelia, en 1950.