Dans les contrées poétiques de Sophie Loizeau

Par

Une égale attention à l’écriture, à la nature, aux êtres : tel est le partage du sensible auquel convie Sophie Loizeau, jusque dans ce livre récent, Les Loups, aux éditions Corti. Alors que se tient à Paris du 5 au 9 juin la 37e édition du Marché de la poésie, elle met en mots pour Mediapart son appréhension d’un « nous » au monde qui serait plus inclusif. Entretien.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Depuis le tout début des années 2000, Sophie Loizeau file une œuvre rigoureuse et attachante (voir ici dans un précédent article). Chez elle, pas de frontière hâtivement tracée entre soi et le monde. Non seulement la poésie ne doit pas ignorer le monde, mais elle doit se préoccuper de ce que le monde ignore, ou feint d’ignorer, sur lui-même. Car il ne s’agirait pas de se priver de ses manifestations immédiates en nous, et d’oublier par là même les prodigalités de l’existence.