Le Clézio, Nobel cosmique

Le prix Nobel de littérature a été décerné à Jean-Marie Gustave Le Clézio, 68 ans, auteur d'une quarantaine de livres et premier écrivain français à obtenir cette distinction depuis Gao Xingjian, en 2000, et Claude Simon, en 1985. L'académie suédoise a voulu récompenser un «écrivain de la rupture, de l'aventure poétique et de l'extase sensuelle, l'explorateur de l'humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante». Donner ce prix à J.-M.G. Le Clézio revient à couronner un écrivain attaché à la pulsation du monde, dont il pressent et prévient le dernier souffle.

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Prix Nobel de littérature 2008, J.-M.G. Le Clézio avait obtenu, il y a quarante-cinq ans – il en avait 23 –, le prix Renaudot. C’était pour Le Procès-verbal (Gallimard – comme la quarantaine d’œuvres à suivre –, 1963), qu’avait apprécié le président de la République d’alors, qui se trouvait être un homme de l’écrit: «Votre livre m'a entraîné dans un autre monde, le vrai très probablement», traça, de sa main, Charles de Gaulle à cette jeune pousse littéraire qu’il avait su flairer: «Comme tout commence pour vous, cette promenade aura des suites. Tant mieux! Car vous avez bien du talent. À moi, qui suis au terme, vous écrivez que "le pouvoir et la foi sont des humilités". À vous, qui passez à peine les premiers ormeaux du chemin, je dis que le talent, lui aussi, en est une.»

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