Comment Natacha Polony s’est imposée parmi les «éditocrates»

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À un moment où les faiseurs d’opinion saturent plus que jamais l’espace médiatique, Les Éditocrates 2, Le cauchemar continue..., publié ces jours-ci aux éditions La Découverte, fait œuvre d’utilité publique en analysant les pratiques de cette petite corporation qui assène sa « propagande néolibérale » sur les ondes et les plateaux de télévision. Mediapart publie le chapitre consacré à Natacha Polony, portraiturée en « insoumise réactionnaire ».

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Adulés par les uns, moqués par les autres, ils ont en commun d’être omniprésents dans les médias et sur les réseaux sociaux. Impossible d’ouvrir son poste de télévision ou son téléphone portable, sans être informé de leur dernier clash avec telle ou telle personnalité : ces éditorialistes dépeints dans Les Éditocrates, paru aux éditions La Découverte début avril, ne s’embarrassent d’aucun surmoi pour déverser leur bile réactionnaire. Ils parlent à tort et à travers, de tout et de rien, de manière péremptoire. Et ça marche : leur talentueuse logorrhée est discutée, suscite la controverse, bouscule l’espace public et le champ médiatique, alors qu’elle ne se fonde sur aucun savoir-faire professionnel ni sur aucune connaissance scientifique. À force d’être martelée, elle façonne les esprits en véhiculant les pires préjugés.